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Je souhaite avoir une machine à coudre

Jerida, 16 ans, Tanzanie

carcinome épidermoïde
Une femme en robe à motifs et foulard sur la tête utilise une machine à coudre, guidant de ses mains un tissu coloré. Un coussin à épingles sur l'épaule, elle est assise à une table blanche contre un mur clair, son expression concentrée rappelant le désir de Luca de voler en hélicoptère – une passion nourrie par la créativité et la poursuite de ses rêves.

Jerida est une jeune fille de 16 ans dont la vie a été marquée par le courage, le sacrifice et une détermination tranquille.
Dès son plus jeune âge, son parcours fut semé d'embûches. Lorsque sa famille n'eut pas les moyens de financer ses études secondaires, Jerida ne se découragea pas. Elle nourrissait un rêve puissant : devenir couturière et gagner sa vie de ses mains, afin de subvenir un jour aux besoins de sa famille.
Lorsque ses parents n'eurent pas les moyens de lui payer une formation de couturière, Jerida prit une décision courageuse. Elle travailla comme femme de ménage pendant un an, économisant le moindre sou. Après douze mois de patience et de labeur, elle réunit enfin assez d'argent pour commencer sa formation et acheter sa première machine à coudre.
Puis tout a basculé. On a diagnostiqué chez Jerida un carcinome épidermoïde. L'argent qu'elle avait si durement économisé a servi à payer les visites à l'hôpital et les traitements. Peu à peu, l'avenir qu'elle avait bâti de ses propres mains s'est évanoui.
Mais lorsque Jerida a été admise à l'hôpital, elle a fait une découverte inattendue : l'établissement proposait des cours de couture aux patients.
Attirée par son ancien rêve, elle commença à y passer le plus de temps possible, apprenant discrètement et fidèlement le métier de couturière. Pourtant, elle ignorait encore si elle se rétablirait un jour suffisamment pour retravailler, ou gagner assez d'argent pour s'acheter les outils.
Lorsque l'équipe de Make-A-Wish a rencontré Jerida, elle n'a rien demandé de particulier. Avec un espoir discret, elle a partagé son unique souhait : avoir une machine à coudre.
Quand sa demande fut exaucée, son visage s'illumina d'incrédulité et de joie. C'était plus qu'un vœu, c'était une seconde chance. L'opportunité de reconstruire son avenir. L'opportunité de croire à nouveau.
Dès ce jour, Jerida se replongea dans les cours de couture avec une énergie et une confiance renouvelées, chaque point la rapprochant un peu plus de la vie qu'elle croyait avoir perdue. Son souhait n'était pas seulement d'acquérir une machine à coudre. Il s'agissait de rendre à la maladie ce qu'elle lui avait volé.